Déjà 10 ans !

Au début des années 1990, les libraires québécois, par la voie de leur association, l’Association des libraires du Québec (ALQ), ont manifesté le désir d’avoir accès à un outil de référence reflétant la réalité de la chaîne du livre francophone au Canada. Ils ont été rejoints dans leur préoccupation par les éditeurs (Association nationale des éditeurs de livres) et, quelques années plus tard, par les distributeurs (Association des distributeurs exclusifs de livres en langue française) et le secteur des bibliothèques.

Comme toute entreprise du secteur technologique, la croissance de la BTLF a vu alterner les périodes de succès et les périodes d’incertitudes, mais la Société a su se positionner au cœur de la chaîne du livre et démontrer un leadership en matière d’implantation des nouvelles technologies de l’information dans notre industrie. L’entente conclue avec Electre, qui a conduit à la création de Memento, a grandement contribué au positionnement actuel de la Société.

Déterminée à poursuivre l’exploration des nouvelles tendances dans le domaine de l’édition et l’expérimentation de nouvelles technologies pour le bénéfice de ses partenaires du secteur du livre, la BTLF se tourne maintenant résolument vers les dix prochaines années

Bonne lecture!
Diane Ouellet, directrice générale

 

 


de Guy Beaulieu, président du conseil d’administration de la BTLF (1996-1998)

En 2006, dix ans après sa création, la BTLF est devenue sans équivoque un remarquable outil de travail pour les libraires, les distributeurs, les éditeurs et les bibliothécaires du Québec et de la francophonie canadienne.

Élaboré sur une proposition de Gérald Guy Caza, alors président de l'Association des libraires du Québec, ce projet était considéré par certains comme très ambitieux, voire même utopiste, pour une association qui avait des moyens financiers très limités.

Le monde de la librairie au Québec vivait une période difficile: rentabilité moyenne plus basse qu'elle ne l'avait jamais été, nombre de fermetures inquiétant pour toute la chaîne du livre, faible niveau d'informatisation des librairies. Exemption de TVQ pour le livre, informatisation accélérée des librairies, et création d'une banque de données des titres de langue française commercialisés au Québec furent les voies retenues afin de restabiliser prioritairement le monde de la librairie.


Cette future banque de données était pressentie comme devant faire réaliser tant aux libraires qu'aux distributeurs des économies au niveau des frais d'opération, en rendant accessible une information constamment à jour relative au prix et à la disponibilité des livres de langue française, et cela à coût égal ou moindre que celui généré par les abonnements à divers documents commercialisés sur support papier, et mis à jour par des suppléments mensuels, trimestriels ou annuels dépendamment des cas.

Une banque de données qui nous permettrait de plus d'offrir un service plus rapide et de vendre plus de livres, parce que plus facilement repérables comparativement aux résultats obtenus lors de recherches avec des outils dépassés, ou sur le point de l`être, que nous utilisions dans notre travail quotidien.

Une banque de données que nous voulions posséder, pour nous assurer d'une présence maximale des titres francophones publiés au Canada, car nous avons craint la mainmise du géant Bowker, qui déjà possédait un bon nombre de banques de données.

Grâce au soutien financier du Ministère du Patrimoine canadien, suivi de ceux du Ministère de la Culture et de la Sodec, l'Association des libraires du Québec a fait passer la banque de données de l'état de projet à la réalité opérationnelle de la Société de gestion de la BTLF, dirigée par un conseil d'administration formé majoritairement de libraires et d’éditeurs, auxquels se sont joints des distributeurs par la suite. Donc, une BTLF qui fut un élément rassembleur des divers segments de l'industrie pour l'atteinte d'un objectif commun, le premier depuis la coalition pour des livres vendus sans taxe(s) : doter le monde du livre québécois d'une technologie performante, pour l'atteinte de meilleures performances commerciales.

Le remarquable engagement de la firme Vigie Informatique dans ce projet, dont le parcours de réalisation fut semé de nombreuses embûches et tensions tant relationnelles qu'économiques, doit être reconnu et salué. Leur patience et leur compréhension font aussi partie de ce parcours qui fut plus d'une fois hasardeux et inquiétant pour tous.

Le dernier volet du projet initial, soit une entente avec Electre afin "d'intégrer" ces deux banques de données, s'est finalement réalisé. La création de Memento offre donc maintenant aux libraires francophones canadiens l'outil complet imaginé il y a plus de dix ans !

Je ne peux terminer cette missive sans souligner le travail professionnel et bénévole de tous ceux et celles qui ont fait naître ce projet, l'ont fait avancer et même survivre, ou qui ont travaillé à réaliser la BTLF, et qui ont ainsi contribué à ce qu'elle est devenue.

Nous ne pouvons de plus passer sous silence qu'un conseil d'administration siège toujours afin de veiller aux directions que prend ou prendra cette société, et espérons que ce conseil ne perde de vue que cet outil créé pour les libraires, était aussi pressenti être au service des autres segments de l'industrie. Dans cette optique, une réflexion s'impose sur les coûts dévolus à chacun de ces segments de l'industrie, pour le bien de cette société et de tous ceux qui bénéficient de ses services. Devenu un outil essentiel pour l'ensemble de l'industrie, Memento devra veiller à la participation financière de l'ensemble de la chaîne du livre afin d'assurer sa pérennité.

À l'équipe actuelle de la BTLF, félicitations pour votre travail à développer cet outil unique, et bons projets, car il s'en trouve toujours de nouveaux !



 
 


de Jean-François Simard, premier directeur général de la BTLF

Août 1997, au moment de mon engagement, la BTLF existe informatiquement seulement par l’entremise de la compagnie Vigie Informatique. Elle est gérée par cinq personnes de professions différentes soit correcteur, programmeur, technicien Internet, secrétaire et graphiste et la banque contient alors 110 000 titres. On me donne comme mandat de la faire naître physiquement. Il est évident qu’un travail de pionnier nous attend.

L’ANEL m’offre gentiment un bureau, le temps de nous trouver un local qui abriterait l’équipe. Le 1290 rue Saint-Denis est trouvé, l’équipe emménage et je procède à l’engagement d’une adjointe.

La BTLF a été créée pour combler un manque d’information en ce qui a trait aux données commerciales sur le livre. Il y avait donc une volonté de la part des acteurs du milieu du livre. L’ADELF, l’ALQ et l’ANEL, les trois associations responsables de l’entreprise, ont tout mis en œuvre pour que leurs membres travaillent à promouvoir la banque. Grâce à cet appui et à celui de plusieurs distributeurs nous fournissant leur base de données régulièrement, la banque de données de la BTLF devient rapidement respectable.

Le problème majeur auquel nous faisons face est le bas niveau d’informatisation des libraires… nos clients. Nous sommes prêts à livrer un produit informatique mais les libraires ne peuvent le recevoir. La solution est l’aide de la SODEC qui facilite l’acquisition d’un système de gestion informatique aux libraires du Québec.

Le démarrage d’une entreprise comme la BTLF est passionnant puisqu’il faut tout créer : les services offerts, l’image de l’entreprise, le site Internet, la procédure de correction de fiches, les programmes informatiques et le programme d’abonnement. L’équipe est peu nombreuse et nous avons peu de moyens financiers.

On se donne cinq ans, après son démarrage, pour rendre l’entreprise performante. Les premiers objectifs sont établis :

  • Rencontrer tous les distributeurs dans le but d’obtenir leur base de données.
  • Rencontrer les deux paliers de gouvernements afin d’assurer la survie de la boîte en attendant la rentabilité.
  • Faire connaître notre projet aux libraires.
  • Établir les premiers standards bibliographiques de la base de données.
  • Répertorier 400 000 titres

Trois ans plus tard, les objectifs sont atteints et la BTLF peut donc passer à une nouvelle étape de son développement et une nouvelle équipe prend la relève.


Les membres du conseil d’administration depuis la création de la BTLF

Guy Beaulieu 1996 – 1998
Ghyslain Chouinard 1996 – 2004
Antoine Del Busso 1996 – 1998
Nicole Saint-Jean 1996 – 2000
Michel Chiarore 1996 – 1997
Lise Oligny 1996 – 2000
Gérald Caza 1996
Michel Gay 1996
Jeanne Lemire 1998 – 2000
Pierre Bourdon 1998 – 2000
Lucie Lachapelle 1998 – 2000
Marc Laberge 1998 – 2002
Robert Leroux 1998 – …
Danielle Perreault 1998 – 1999
Serge Théroux 1998 – 2005
Denis Vaugeois 2000 – 2002
Georges Laberge 2000 – 2001
Jean-Louis Fortin 2000 – 2005
Diane Ouellet 2001 – 2002
Louis-Frédéric Lessard 2001 – 2003
Jean Paré 2001 – 2004
André Maynard 2001 – 2006
Yves Guillet 2002 – 2006
Daniel Desjardins 2002 – …
Claude Rhéaume 2004 – 2006
Pierre Brousseau 2004 – …
Réjean Savard 2005 – …
Silvie Delorme 2005 – …
Arnaud Foulon 2006 –…
Suzanne Laurencelle 2006 –…
Marc Lamoureux 2006 –…
Christian Chevrier 2006 –…
 
 

Surveillez notre prochaine parution !


Le 10e anniversaire de la BTLF

 


Au fil des ans, le catalogue de la BTLF a fait l’objet de nombreux développements afin d’enrichir sa base de données et d’offrir l’information la plus exhaustive qui soit. Voici quelques moments importants qui ont jalonnés son évolution au cours de ces dix
années :

 

1994
Le PADIÉ accorde une première subvention à l’ALQ pour la réalisation d’une étude sur l’implantation d’une banque informatisée de titres disponibles de langue française. Le mouvement est lancé !

 

1996
La BTLF, un organisme à but non lucratif, est créée en mai 1996 par l’Association des libraires du Québec (ALQ) et l’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) afin de créer et d’implanter une base de données bibliographiques et commerciales pour la clientèle des libraires et des bibliothécaires.

 

1997
Le 21 novembre 1997 a lieu le lancement officiel dans le cadre du Salon du livre de Montréal du catalogue électronique de la BTLF qui compte alors 160 000 notices.

 

1998
La BTLF procède à la mise en place d’un nouveau cadre de normalisation. La base de données dépasse 180 000 notices.

 

2000
L’Association des distributeurs exclusifs de livres en français (ADELF) se joint au conseil d’administration de la BTLF.

 

2002
La BTLF migre la banque de données, qui compte maintenant plus de 467 000 notices, dans un environnement plus performant. La BTLF dessert 60 librairies indépendantes, 9 chaînes et leurs succursales, ainsi que 40 coopératives en milieu scolaire.

La BTLF reçoit en moyenne 660 nouvelles parutions par semaine. Son catalogue comprend 64 758 livres québécois et canadiens et compte sur la collaboration de 101 distributeurs, 37 éditeurs auto-distribués, 16 participants à compte d’auteur, 3 809 éditeurs et 760 éditeurs québécois et canadiens.

 

2003
En mai 2003, la société française Electre et la BTLF signent une entente de principe afin de formaliser un partenariat. La BTLF analyse et évalue l'implantation du standard Onix. En juin, le catalogue franchit le cap des 500 000 notices.

 

2004
En mars 2004, la BTLF ratifie, avec la société française Electre, une entente de partenariat visant à constituer un nouveau produit bibliographique pour l'Amérique du Nord et à offrir un service enrichi en Europe. La BTLF développe et implante à l’intention des éditeurs le standard Onix, le langage le plus utilisé en matière d’échanges électroniques partout à travers le monde. Le modèle développé par la BTLF constitue maintenant le standard de l’industrie.

 

2005
Memento, l'outil de recherche et de gestion de l'information issu de l'entente avec Electre, est lancé en janvier 2005. La BTLF modifie la gouvernance de la société et accueille des représentants du secteur des bibliothèques.

 

2006
En janvier, la BTLF reçoit les premiers fichiers Onix. Fort d’un catalogue comptant plus d’un million de notices, la BTLF dessert actuellement plus de 275 clients.

 
   
 

 


La Société de gestion de la BTLF n'envoie pas de courrier électronique non sollicité. Pour retirer votre nom ou ajouter une adresse à la liste de distribution, écrivez-nous en suivant ce lien mmontagne@btlf.qc.ca

Société de gestion de la Banque de titres de langue française
1290, rue Saint-Denis, bureau 801, Montréal (Québec) H2X 3J7
Téléphone : (514) 288-0991, télécopieur : (514) 288-0221, http://www.btlf.qc.ca


   
À livre ouvert est produit par la Société de gestion de la BTLF.

Responsable de la rédaction et de la distribution : Michel Montagne, Communications Montagne

Graphisme et mise en page :
Julie Nadon, Tictac graphique